Denis Urien, producteur de tomates à Mespaul (29)

A Mespaul, dans le Nord Finistère, Denis Urien est installé avec son épouse sur une exploitation spécialisée dans la tomate. Une production très pointue, respectueuse de l’environnement, où la performance économique est étroitement liée à la maîtrise de l’énergie et à une bonne organisation du travail.

L’exploitation de Mdme ??? et Denis Urien n’a cessé d’évoluer depuis 1992, d’abord avec la  spécialisation en tomate en 1997, puis avec la diversification des variétés de tomates en 2001 (tomate cocktail, cerise, grappe, cœur de pigeon, grappe normale et vrac). « On démarre en février avec la cerise, on poursuit en mars avec la grappe, et ensuite le vrac. Nous adoptons la même conduite tous les ans précisent les producteurs. Les principales charges de cette production hors-sol sont la main d’œuvre, l’énergie et bien-sûr l’amortissement de l’outil. »

L'énergie, un enjeu majeur
La production de tomates étant très dépendante de la fourniture d’énergie, Denis Urien cherche des solutions pour minimiser sa facture. Pour l’instant il utilise toujours le gaz, car les autres types d’énergie sont encore peu développées ou en test. En 2006, il a investi dans des écrans thermiques reliés à l’ordinateur qui leur ont permis d’économiser 20 % sur le gaz. « La gestion de l’écran thermique est primordiale, sinon c’est soit les maladies qui se développent soit le rendement qui est affecté », explique Denis Urien. Mais la serre est toujours chauffée pour avoir un bon climat. 

Des actions concrètes en faveur de l'environnement
Les producteurs sont très sensibilisés aux problèmes d’environnement. En 2007, ils ont  investi dans une station de recyclage des solutions nutritives par un système de chloration. « La mesure de recyclage en serre va devenir obligatoire et il faut préparer l’avenir » expliquent-ils. « La réalisation s’est chiffrée à 20 000 euros amortis sur 5 ans, mais l’intérêt est double : le respect de l’environnement et la baisse des charges ». En fin de culture, à la mi-novembre, beaucoup d’intrants (laine de roche, fibre de coco, polyéthylène, gaine d’irrigation) sont également recyclés.
Par ailleurs, les producteurs ont réussi à diminuer leur consommation d’eau et de fertilisants de l’ordre de  30 % ; « mais cela nécessite une conduite de culture stricte avec analyse régulière d’eau de solution à la clé, sinon gare aux problèmes sanitaires ! »

La main d'oeuvre, un poste-clé
Pour Denis Urien, qui manage jusqu’à 20 salariés en saison, les maîtres mots en matière de gestion du personnel sont la rigueur, l’organisation, la fidélisation et la délégation. Pour fidéliser la main d’œuvre, Denis veille à améliorer les conditions de travail comme en témoigne son  investissement récent dans une palettiseuse. De plus, la culture implantée sur gouttière suspendue, c’est-à-dire à hauteur de la personne qui récolte, génère davantage d’efficacité et de confort.

Hortalis, un partenaire de confiance
Les producteurs échangent fréquemment avec leur TCM Hortalis, Dominique le Bris, qui leur apporte tous les conseils et le suivi nécessaires aux gammes de produits mises en place (suivi de la lutte biologique, fournitures de polyéthylène, consommables de palissage, formulations de fert-irrigation…). Le conseil est relayé sur les techniques de production par les conseillers de l’O.P ou des conseillers privés.
Le magasin Hortalis de Saint-Pol-de-Léon apporte également son concours et Denis Urien  y fait généralement ses appros le samedi matin, pour préparer la semaine suivante. Il est satisfait de la proximité, du service, de la gamme complète, de la disponibilité et de la livraison adaptée. Dans cette relation de confiance, il met son entreprise dans les meilleures dispositions pour faire un bon résultat.